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- From: PILCH Hartmut phm@a2e.de
- Subject: [Patents] brevets et logiciel libres
- Date: Sun, 5 Sep 1999 14:04:47 +0200 (CEST)
A propos de http://swpat.ffii.org/miertfr.html,
office@breese.fr (Virginie BARBET ) ecrit:
> Je ne suis pas d'accord avec les arguments mis en
> avant. L'anti-am=E9ricanisme me fait rire : le mod=E8le libre =E0 me semb=
le
> t'il profit=E9 =E0 une soci=E9t=E9 am=E9ricaine Red Hat, qui s'est introd=
uite en
> bourse gr=E2ce =E0 la na=EFvet=E9 des informaticiens qui se sont laiss=E9=
s
> s=E9duire par les sir=E8nes du libre.=20
Le succ=E9s de Redhat sur la bourse montre, qu'on peut g=E9r=E9r une grande
entreprise totalement sans propri=E9t=E9 intellectuelle. Est-ce que vous
voulez dire que Intel est naive? Ils ont investi dans Redhat.
D'ailleurs, le valeur du logiciel libre pour la soci=E9t=E9 est l'=E9conomi=
e
est ind=E9pendante du succ=E9s de quelques entreprises. Les entreprises ne
sont pas le moteur du logiciel libre, mais ils en profitent.
> Je note aussi que la majorit=E9 des
> sianataires sont issus d'organismes de recherche publique, financ=E9s
> par nos imp=F4t, et n'ayant donc pas le m=EAme souci de rentabilit=E9 qu'=
une
> entreprise commerciale.=20
Je vois que beaucoup d'entreprise, non seulement Redhat, mais aussi
les entreprise du logiciel propri=E9taire, profitent de l'existence du
logiciel libre, et, plus en g=E9n=E9ral, de l'existence d'une infrastructur=
e
informatique publique et ouverte, et, biensur, d'une infrastructure de
culture, civilisation, =E9ducation, etc. Il e faut de dire, que ces
infrastructures ces financent "par nos imp=F4ts". Au contraire, le
profit priv=E9 se finance de notre secteur publique. Ou, une position
plus mod=E9r=E9, l'un a besoin de l'autre.
=20
> Il est facile de donner au domaine publique ce
> qui est financ=E9s par les citoyens, et qui appartient normalement =E0 ce=
s
> derniers (cf. les dispositions concernant les inventions et les
> logiciels cr=E9=E9s par des agents de la fonction publique, m=EAme en deh=
ors
> de leur temps de travail). Sous des apparences g=E9n=E9reuses, le mod=E8l=
e
> libre ressemble beaucoup =E0 un attrape-nigaud, dont les cons=E9quences,
> si on suivait ses propositions, serait une difficult=E9 plus grande pour
> les entreprises europ=E9enne cr=E9atives de trouver leur place sur le
> march=E9 mondial.=20
M=EAme si v=F4tres arguments seraient valables, il sont trop courtes.
Les entreprises ne sont pas tous. La prosp=E9rit=E9 et le bonheur du=20
secteur informationel ne d=E9pend pas telment des entreprises du logiciel.
Mais vos argument ne sont pas en accord avec la r=E9alit=E9 de la pluparts
des entreprises europ=E9ennes. Ce sont des petites boites de 5-10
programmeurs qui vivent bien du droit d'auteur et ne veulent pas se
faire poursuivre par des grandes soci=E9t=E9s capable d'entretenir des
recherche juridiciaire et d=E9partements de brevets.
> N'ayons pas de complexes, faisons confiance =E0 la
> cr=E9ativit=E9 europ=E9enne et sachons construire des activit=E9s comp=E9=
titive
> sans dogmatisme...
Un bon propos, mais le dogmatisme semble d'etre pl=FBt=F4t sur votre cot=E9=
=2E
> From: jv@breese.fr (Julien VILLA )
> <comments>
> La plupart des arguments figurant dans cette liste montrent une
> m=E9connaissance grossi=E8re du syst=E8me des brevets. Un brevet n'est
> valable que si l'invention est nouvelle et inventive.=20
=2E.. et, veuillez pas l'oublier, a une application industrielle.
Oui, il y a des commentaires sous notre lettre, qui igorent ces=20
crit=E8res. Mais, en realit=E9, la gestion de ces crit=E8res par les
autorit=E9s du brevet est tres insatisfaisante et incalculable.
Ils n'ont pas trouver une m=E9thode pour emp=EAcher que la plupart des
brevets logiciels soient des brevets sur des trivialit=E9s, =E9vidente
selon la pens=E9e du technicien de logiciel, mais pas selon les crit=E8re
plus formalistes du syst=E8me juridique.
> Les algorithme, logiciels, "id=E9e" qui existaient d=E9j=E0 oou qui sont
> =E9vidente ne sont donc pas brevetable, et les brevets qui auraient
> =E9t=E9 d=E9livr=E9s seraient nuls. Par ailleurs, un brevet n'emp=E8che =
pas
> les =E9changes scientifiques, au contraire. Il permet simplement =E0
> l'inventeur de ma=EEtriser les profits d=E9coulant de son exploitation.
Maitriser =3D interdire aux autre d'en tirer profit.
La il y a un grand probl=E8me avec les logiciel, par ce que c'est un
domaine ou les victimes de l'interdiction sont plus nombreux.
La programmation est une technique de culture, qui peut bien exister
sans une forme d'organisation industrielle. L'organisation
industrielle souvent produit du monopolisme et des resultat moins
bons. Malheureusement, la forme actuelle de droit de brevet permet
des comportement, comme le licensiment exclusif, qui aggravent ces
probl=E8mes. Et, du au trait=E9s internationales, nous n'avons m=EAme pas
le choix d'un syst=E8me de propri=E9t=E9 plus adapt=E9 au logiciel. Il nou=
s
est interdit par nombreuses trait=E9s de l'adapter. Dans cette situation
noun ne pouvons que le rejetter.
> Dernier point,
> sachez que le principe du brevet tel que nous le connaissons est issu
> de la R=E9volution Fran=E7aise, et que contrairement =E0 ce qu'on lit
> parfois, les logiciels sont brevetables en Europe. L'OEB recense
> 13.000 brevets d=E9livr=E9s pour des logiciels.
Oui, mais heureusement ne pas encore en tant que tel.
On ne peut pas poursuivre les =E9diteur pour une offense directe.
=20
> From: yas@breese.fr (SAUVAGE YVES-ALAIN )
> Les propos exalt=E9s que je lis sur cette liste sont sur=E9alistes ! Les
> logiciels SONT BREVETABLES, et SONT de facto PROTEGES par le DROIT
> d'AUTEUR. Que certains cr=E9ateurs renoncent =E0 user de leurs droits est
> un choix qui leur appartient.=20
les auteurs du logiciel libre n'y renoncent pas. Mais il renoncent
au secr=E9t du commerce.
> Mais vouloir imposer ce choix rel=E8ve du
> totalitarisme.=20
Les auteurs du logiciel libre ne veulent pas imposer ce choix a personne.
Mais il n'acceptent pas, qu'on leur interdit de programmer. Ce que fait
le syst=E8me de brevets. Plusieurs programmeurs de logiciels libres ont
=E9t=E9 poursuivi aux =C9tats Unis sur base d'un brevet qu'il ne connaissai=
ent
pas et duquel il n'avaient pas recu leur inspiration. Dans le domaine
des techniques culturelles il est normal que beaucoup de personnes ont
les m=E8mes id=E9es ind=E9pendemmant.
> (il faudrait encore que ces cr=E9ateurs qui se targuent
> de renoncer =E0 leurs droits soient effectivement propri=E9taires de ces
> droits : souvent, ils renoncent =E0 des droits qui appartiennent en fait
> =E0 leur employeur ou =E0 l'=E9tat. Il est facile de mettre =E0 la dispos=
ition
> de tout le monde quelque chose qui appartient =E0 un autre...) =20
c'est vrai, mais ca ne touche pas notre argument.
Pour les univesit=E9s, il est normal de publier les resultats de la
recherche pour que tous le monde puisse en profiter.
M=EAme si la commercialisation serait possible, c'est souvent pas une
bonne choix, par ce que
- le produit commercialis=E9 est secr=E9t et donc soustrait du cercle
de la recherche et am=E9liorations par les coll=E9gues du m=E9tier
- la commercialisation est compliqu=E9 et ch=E9re. Elle cr=E9 des couts
administratifs
> Si vous voulez rentrer quiconque par votre fen=E8tre et squatter votre
> appartement, vous en avez la possibilit=E9, et c'est g=E9n=E9reux. Mais d=
e
> l=E0 =E0 pr=E9tendre que le droit de la propri=E9t=E9 n'existe pas, il y =
a un
> foss=E9 que l'honnetet=E9 intellectuelle interdit de franchir.
Je ne sais pas contre qui vous lancez cet argument.
On a souvent essayer a incriminer Richard Stallman de prendre les fruits
d'autrui (comme AT&T) en cr=E9ant "seuleument" des clones.=20
Les gens qui disent =E7a oublient/ignorent que
- dans beaucoup de domaines du logiciel, la travail est dans le d=E9tail
et ne pas dans une "recherche de base" s=E9par=E9 du "produit" m=EAme.
- il y a beacoup d'inventivit=E9 dans ce que fait Stallmann et GNU.
Aussi beacoup de nouvaux sp=E9cification qui se forment dans le
processus
- C'est grace aux activit=E9 GNU, que Unix est encore une force importante
sur le march=E9 et que les soci=E9t=E9 commerciales de Unix peuvent gagne=
r
de l'argent. Sun Microsystems reconnait ce fait et fait m=EAmes des
contributions au logiciel libre.
=20
> Ces arguments sont exactement ceux qu'opposent les pays
> sous-d=E9velopp=E9s au principe g=E9n=E9ral des brevets.=20
Veuillez citer
> Sommes nous si peu confiant en nos capacit=E9s d'innovation en Europe ?
> L'Europe serait-elle devenu le tiers-monde de la cr=E9ation logicielle
> ?
Non, l'Europe a beaucoup de petits soci=E9t=E9 tres avanc=E9s dans leurs
domaines. Et ces soci=E9t=E9s seraient d=E9rang=E9 par un syst=E8me de brev=
ets
a l'am=E9ricaine. cf http://www.freepatents.org/pr1.html
> N'est-il pas pr=E9f=E9rable d'aborder le jeu de la concurrence =E0 armes
> =E9gales ? Il est d=E9montr=E9 que l'innovation vient beaucoup plus des
> soci=E9t=E9s nouvelles que des soci=E9t=E9s bien install=E9es.=20
Peut-=EAtre. Mais l'innovation n'est pas une ressource rare dans le
domaine du logiciel. C'est dans la plupart des cas de brevet une
activit=E9 quotidienne qui n'a pas besoin de protection.
> Encore faut-il que les soci=E9t=E9s nouvelles puissent lutter contre la
> puissance =E9conomique de soci=E9t=E9 bien install=E9es, souvent moins
> cr=E9atives. Le brevet et les droits de PI sont les seuls outils
> permettant de lutter contre l'imp=E9rialisme de soci=E9t=E9s dominant le
> march=E9 avec des produits m=E9diocres.
=C7a peut =EAtre possible sous condition que la petite soci=E9t=E9 concentr=
e
tous ces effort sur une seule technologie et n'a pas besoin de
programmer dans des domaine dehors de celle la. C'est un cas rare.
Dans la plupart des cas, un programme est un syst=E8me complex qui
touche beacoup de brevets au m=EAme temps. Donc, la plupart des
petites entreprise europ=E9ennes tels qu'ils existent serait plut=F4t
press=E9 a se soumettre a une grande soci=E9t=E9 avec un grand portfolio
de brevets.
> Le mod=E8le libre n'est qu'une illusion temporaire, dont l'exp=E9rience
> RedHat montre bien les limites.=20
Comment =E7a?. =20
voyez dessus.
> N'est il pas significatif que la Free Software Fundation - soci=E9t=E9
> priv=E9e am=E9ricaine - se pr=E9sente comme objectivement titulaire des
> droits sur les logiciels dits libres ?
Non, elle ne prend pas ces droits mais elle est un agences collective
qui d=E9fend ces droits.
Il y a beaucoup de cette sorte d'agences. Nous aurions aussi besoin
d'une telle agence collective pour les int=E9rets de brevet des groupes
menac=E9es.
J'esp=E8re que nous pourrions organiser une conf=E9rence pour =E9tudier les
possibilit=E9s de limiter l'impacte n=E9gatif du syst=E8me des brevets sur
le developpement de logiciels.
J'esp=E8re aussi que mes explications vous inciteront a explorer un peu
avec un peu moins de pr=E9jug=E9s la r=E9alit=E9 =E9conomique du logiciel l=
ibre
et des petites soci=E9t=E9s europ=E9eenes du logiciel propri=E9taire.
Salutations
-phm@(a2e.de|ffii.org|suse.de)
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- [Patents] brevets et logiciel libres, PILCH Hartmut phm
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