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Le Thu, 28 Oct 2004 12:42:55 +0200
Bernard Lang <Bernard.Lang@inria.fr> écrivait :

> * Philippe Coulonges <cphil@cphil.net>, le 28-10-04, a écrit:
> > Le Wed, 27 Oct 2004 22:29:15 +0200

> > LA RECHERCHE PUBLIQUE EST PAYÉE PAR L'ARGENT PUBLIC ET IL EST
> > INDISPENSABLE QUE CELUI QUI PAYE BENEFICIE DES RESULTATS, point.
> 
> oui ... c'est généralement vrai ...
> 
> mais encore faut-il comprendre ce que cela implique.
> 
> On peut parfaitement arguer que ce qui sert le mieux le public, c'est
> justement que les résultats soient exploités par des entreprises qui
> les mettent en valeur et créent des richesses et des emplois.

Et que justement, si la recherche est rendue publique, toutes les
entreprises qui le souhaitent peuvent entrer en concurrence pour
exploiter et mettre en valeur le résultat obtenu grâce à notre dotation.
Que cette concurrence sera un aiguillon supplémentaire pour
l'efficacité.

Et de toutes façons, ces tergiversations, on ne les envisage que pour la
recherche publique. Imaginez une société privée qui obtiendrait un
résultat et irait expliquer à ses investisseurs qu'elle cède pour
presque rien l'exclusivité des applications à un concurrent et qu'ils
devront payer des royalties à cette dernière pour accéder aux
résultats.

> Dans quelles conditions pour les intervenants, à quel prix pour
> l'entreprise, avec quels bénéfices pour les laboratoires, les
> chercheurs ou l'état ?  Cela dépend bien sûr de ce qui a été produit,
> des conditions économiques de sa mise en valeur, des bénéfices et des
> risques encourus par l'entreprise, de la concurrence éventuelle, etc.

Bla bla bla (désolé Bernard, malgré tout le respect que j'ai pour toi,
je ne vois pas mieux)

> On peut aussi se poser la question des effets pervers possibles de ces
> collaborations : distorsions de concurrence pour les entreprises,
> ralentissement de la recherche ou incitation à négliger les travaux à
> long terme (voire à transformer les labos en sociétés de service).

Voila.

> Une réponse globale, sans nuances, à ces questions est tout aussi
> irresponsable et idéologique que l'attitude qui consiste à vouloir
> tout breveter sans se poser la question des effets économiques,
> sociaux et politiques des brevets en fonction des caractéristiques
> économiques et techniques (voire politiques) du domaine concerné.

La réponse globale serait sans doute valable. Mais elle doit
effectivement être pondérée dans le cadre de la concurrence
internationale où les différents acteurs ne jouent pas selon les mêmes
règles.

Cependant, il ne me semble pas qu'à long terme, l'histoire ait jamais
donné raison aux marchés protégés.

A+
CPHIL

-- 
The most exciting phrase to hear in science, the one that heralds new
discoveries, is not "Eureka!" but "That's funny ..."
        -- Isaac Asimov




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